À LA UNE POLITIQUE — 28 novembre 2017

 

L’inégalité des terres entre Blancs et Noirs au Zimbabwe, héritage de la colonisation, n’a jamais été résolue depuis l’indépendance de l’ancienne Rhodésie en 1980.

85% des terres arables étaient entre les mains de 4800 fermiers blancs pratiquant des cultures commerciales et de sociétés multinationales tandis que six millions de petits exploitants noirs se partageaient le reste, dans des zones « communales » peu fertiles.

Des centaines de milliers de Noirs avaient été chassés de leurs terres et relégués dans des zones dites « tribales » au profit des Blancs qui jouissaient d’un régime foncier d’apartheid comparable à celui qui avait été institué en Afrique du Sud. Lorsque les accords de paix de Lancaster House furent signés, d’importantes concessions au pouvoir blanc furent faites sur cette question, allant jusqu’à inclure dans la nouvelle constitution une clause interdisant toute expropriation de terres pendant 10 ans.


On mit tout de même en place un premier programme de redistribution foncière, financièrement soutenu par la Grande Bretagne et censé concerner 162 000 familles (sur environ un million). Mais dix ans plus tard, non seulement il n’avait bénéficié qu’à un tiers d’entre elles, mais pire la moitié des terres redistribuées l’ont été dans les zones les moins favorables aux cultures et, faute de paysans formés et d’infrastructures suffisantes, elles n’ont pu être valablement exploitées. Sur les 2 milliards de dollars promis à l’indépendance, 70 millions seulement ont été décaissés.
En 1997, face à une forte contestation sociale, le président a annoncé une nouvelle phase de la réforme, avec un programme de réinstallation de 150 000 familles sur 5 millions d’hectares en 5 ans. Une mesure forcément mal accueillie.


Pour y remédier Mugabe a déclaré que si l’on donnait aux petits exploitants assez de terres et l’outillage nécessaire pour les cultiver, ils pouvaient produire autant que les grandes exploitations, s’en est suivie la promesse d’un soutien financier des bailleurs de fonds de 1,9 milliard de dollars US…aucun dollar n’a été décaissé….Bild könnte enthalten: 1 Person, sitzt und Schuhe


Sur ce, Mugabe déclara que le gouvernement n’a pas à payer pour des terres volées aux paysans par les colonialistes britanniques ; il peut seulement indemniser les propriétaires pour les améliorations apportées aux exploitations…..il lança la politique d’expropriation des terres.

De fait, les agriculteurs noirs produisent maintenant 90 % environ de la culture de base du Zimbabwe, le maïs. Pour le secteur clef du tabac, dont les recettes d’exportation sont les plus élevées, les 1 500 exploitations sur lesquelles y est pratiquée cette culture ne sont pas concernées par la politique d’expropriation mais font l’objet d’un boycott et d’un arrêt de leur exploitation par les fermiers blancs alors qu’elles se trouvent dans les régions les plus fertiles bénéficiant de fortes précipitations…..

En 1964, Mugabe est arrêté avec d’autres leaders noirs et jeté en prison où il passe 10 ans au bagne de Gonakudzingwa à la frontière entre la Rhodésie du Sud et le Mozambique. Il y est lorsque son fils unique qu’il eut avec Sally Hayfron meurt. Il demande une permission pour assister à l’enterrement. Le gouvernement blanc lui refuse cela. Ce qu’il n’oubliera jamais..

Zein MROUEH

Par les accords de Lancaster House signés le 21 décembre 1979, les terres devraient revenir aux Noirs progressivement. Mais 10 ans après l’indépendance, la Grande Bretagne n’avait rien pu faire pour faire respecter cette clause importante des Accords ou du ZIMBABWE ACT. Mugabe avait rassuré les Blancs pour ne pas les exproprier en faisant de son geôlier Ian Smith, un de ses conseillers… C’est ce qui l’amena à faire la nouvelle réforme agraire qui fait du Zimbabwéen lambda aujourd’hui, propriétaire terrien.

Excellence Zadi

 

Mugabé: être propriétaire de sa propre terre c’est le vrai sens de l’indépendance

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L’adieu du Président Robert Mugabé

 

Vous m’apprécierez plus quand je serai parti, mes frères zimbabwéens.

J’écris cette lettre et j’espère que vous la lirez tous et que vous la partagerez.

Mes jours sur cette terre sont comptés, Mais je sais qu’une fois que je serai parti, vous et vos enfants ne m’oublieront jamais.

Je veux que vous compreniez que la raison pour laquelle je suis resté longtemps au pouvoir, pendant 36 ans, c’est parce que je veux donner du pouvoir à tous mes frères Zimbabwéens noirs. Aucun autre président dans tout le continent africain n’a fait ce que j’ai fait pour vous. Mais vous continuez à me sous-estimez.

Savez-vous que dans toute l’Afrique, les Zimbabwéens sont les seuls Noirs à posséder leur terre? Nous sommes les seuls Noirs à posséder et à exploiter nos moyens de production. Nous possédons nos propres entreprises et notre propre terre. C’est le vrai sens de l’indépendance. Indépendance politique et économique. J’ai combattu bec et ongles toute ma vie politique pour m’assurer que vous avez tous recu une indépendance politique et économique, je ne déteste pas les Blancs, non, pas du tout. Ce que je déteste, c’est qu’ils pensent qu’ils sont meilleurs que nous, qu’ils peuvent simplement venir dans notre pays et prendre nos ressources et notre terre, Et nous dire quoi faire, A cela que je dis non,

Aujourd’hui, je suis heureux que presque toutes les terres sont en possession de mes frères noirs.
C’est à vous de mettre en application l’éducation que je vous ai donnée pour développer ces terres afin qu’ells soient productives, afin que vous puissiez vous nourrir de manière plus saine. Une chose dont je suis fier est que j’ai travaillé dur pour que nos ressources naturelles et nos terres soient rendues à leur juste valeur. PROPRIÉTAIRES: Vous le peuple noir du Zimbabwe.

Allez voir dans d’autres pays d’Afrique, Juste ici à travers Limpopo, en Afrique du Sud, Mandela a vendu et a donné toute la terre et l’économie aux blancs, Les Noirs en Afrique du Sud seront esclaves de blancs pour toujours,
Tant que l’homme noir ne sera pas maitre de sa propre terre, il continuera à souffrir dans son propre pays.

La vraie richesse est maintenant entre vos mains, je l’ai arrachée aux Blancs qui étaient venus vous la voler, Oui, Le monde était en colère contre moi et avait puni/sanctionné le pays entier (!!!), Mais je m’en fiche parce que je sais que j’ai fait ce qui est juste: j’ai donné du pouvoir à mon peuple. Vous devez prendre soin de ces terres et des industries que je vous ai données.

J’ai fait ma part, La balle est maintenant dans votre camp, Faites votre part maintenant, Vous vous souviendrez de moi et m’apprécierez pour ce que j’ai fait pour vous quand je serai parti ….

Votre président et leader de l’Afrique pour les Africains!

Robert Gabriel Mugabe !!

#Gueye
Excellence Zadi
Dramane Traore
Lavane Murphy

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