Alternative Citoyenne Ivoirienne (ACI), est une nouvelle organisation de la société civile, qui entend militer auprès de celles déjà existantes, afin d’accélérer le changement de mentalités. La présentation officielle de la plateforme s’est faite le samedi 11 mai dernier, en présence de responsables de la société civile et de partis politiques.

« La Côte d’Ivoire est malade et le tableau a été assez dépeint. La Côte d’Ivoire n’est plus une terre d’espérance comme le dit notre hymne national. Tous les jours, les ivoiriens subissent des décisions et des situations qui les éloignent de la paix. Nous voulons donc passer à une autre étape avec cette organisation. Et pour réussir notre mission, nous devons associer toutes les forces vives de la nation, notamment les partis politiques. Les ivoiriens doivent apprendre à changer de mentalité. Nous devons éveiller en nous, l’instinct de conservation et c’est là que nous ACI, devons intervenir, former et prendre notre part dans le bien-être social des ivoiriens » s’est exprimé Gbalet Pulchérie, présidente d’Alternative Citoyenne Ivoirienne.

Cette organisation a fait son entrée officielle dans la grande famille de la société civile ivoirienne, samedi dernier. Elle souhaite apporter sa participation à l’émancipation sociale des ivoiriens en s’attaquant aux problèmes de tous ordres, pouvant impacter d’une manière ou d’une autre, la vie sociale. L’ACI a pour sa première rentrée solennelle, invité le professeur Amoa Urbain, recteur de l’Université Jean-Louis de Montesquieu et candidat aux élections présidentielles de 2020, afin d’animer une conférence sur le thème, « société civile et citoyenneté : enjeux dans le contexte ivoirien ». Selon l’Universitaire, sans société civile forte, aucun développement sociopolitique et économique, ne sera possible.

« Il revient à la société civile au regard des problèmes que traverse notre pays, d’évaluer non uniquement les stratégies et les politiques de gouvernance mais également la vie des partis politiques dans le dessein de susciter des changements nouveaux soit à travers des actions de formation et de sensibilisation soit à travers des sessions régionales et nationales de concertation (Conseils nationaux, Etats généraux, Audits de gestion des biens de l’Etat, journées scientifiques de concertation nationale), soit par le fait d’une participation à un gouvernement de consensus national. Et parce que la société civile dit jouer un rôle prépondérant dans la vie de la Nation, la Nation a pour obligation de l’accompagner et de comprendre pourquoi la nouvelle guerre conduite contre les citoyennes et citoyens a pour champ de bataille l’Ecole » a commenté le professeur Amoa Urbain.

Au nombre des partis politiques invités, figurait l’Union Républicaine pour la Démocratie (URD). La présidente Danielle Boni Claverie a saisi l’opportunité pour fustiger le pouvoir. Selon elle, les lois de la République sont foulées aux pieds par les gouvernants actuels.

« Le climat politique est délétère et la valse des tabourets prend la forme malsaine de règlement de comptes. Qu’il s’agisse de Guillaume Soro ou d’Ahoussou Jeannot dont on dit qu’il a rejoint maintenant le RHDP, ils ont été élus pour 5 ans et auraient dû terminer leurs mandats respectifs. C’est aussi simple que cela quand on respecte les lois et règlement de la République. Mais la pensée unique gagne du terrain et gangrène l’administration dont les responsables qui ne veulent pas se soumettre à une inféodation au RHDP, sont menacés de renvoi et de licenciement » est-elle intervenue.

Alternative Citoyenne Ivoirienne a donc officiellement lancé ses activités. Elle met ses actions au centre de la formation et de l’éducation citoyenne. La présidente Gbalet Pulchérie prépare déjà une tournée à l’intérieur du pays.

Éric Coulibaly

Poleafrique.info

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