JOUR DE LIBÉRATION

DES PRISONNIERS POLITIQUES

DE OUATTARA À ABIDJAN.

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Ils sont libres.

Côte d’Ivoire: Libération de Simone #Gbagbo après son amnistie

ABIDJAN – Simone Ehivet GBAGBO, femme de l’ancien président de la Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, a quitté la prison dans laquelle elle était détenue depuis 2013 après avoir été amnistiée, rapporte un journaliste de Reuters, mercredi.

Simone Gbagbo était détenue à l’école de gendarmerie d’Abidjan et a bénéficié d’une amnistie concernant 800 autres personnes décrétée par le chef de l’Etat Alassane Ouattara.

Laurent Gbagbo avait été chassé du pouvoir après une brève guerre civile en 2011 qui avait fait suite à son refus de démissionner au terme d’élections présidentielles contestées en 2010. Quelque 3.000 personnes avaient été tuées au cours de ce conflit.

Au pouvoir depuis la chute de Gbagbo, Alassane Ouattara cherche à apaiser les tensions politiques avant la prochaine élection prévue en 2020 qui pourrait se traduire par une résurgence des violences.

Le Rassemblement des républicains (RDR), coalition au pouvoir, a rompu avec ses partenaires du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) dont le chef de file Henri Konan Bédié a exclu certains membres qui ont rejoint le nouveau gouvernement le mois dernier.

Cette alliance entre le RDR et le PDCI, l’ancien parti unique, est perçue comme la clé de la stabilité et de la paix entre l’ethnie Baoulé, majoritaire dans le centre du pays, et les Dioula, présents dans le nord.

MEDIAPART

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Mme Gbagbo sort de la prison avec un «moral d’acier» pour reconquérir le pouvoir

L’ex-première dame ivoirienne, Simone Ehivet Gbagbo, remise en liberté dans la mi-journée de mercredi à Abidjan, a appelé les militants de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI, parti de Laurent Gbagbo), à « se lever pour la nouvelle page».

« Au moment où on s’attendait le moins, il dit Simone tu es acquittée, au moment où on s’attendait le moins, il dit Simone sort de la prison.  Gloire soit rendue à l’Éternel des armées. Levez-vous pour la nouvelle page. On est parti et on est parti, on ne s’arrêtera pas », a dit Mme Gbagbo dans sa première adresse après sa libération à une foule de militants du FPI venue l’accueillir à sa résidence de la Riviera-Golf à l’Est  d’Abidjan.

« Je ne vais pas parler aujourd’hui. Ce qui est dans mon ventre, pour que ça sorte, il faut que ça passe dans le tamis d’Aboudrahamane Sangaré (président de l’aile dure du FPI) d’abord», a poursuivi l’épouse de Laurent Gbagbo devant ses partisans surexcités réaffirmant sa gratitude à celui-ci.

« Sangaré, il est à l’image du FPI. Tu le maltraite il est là. Tu l’envoie en prison, il est là. Merci d’avoir gardé le temple», a-t-elle témoigné à M. Sangaré.

Avant elle, Moïse Lida Kouassi, ex-ministre de la défense de Laurent Gbagbo, lui-aussi, bénéficiaire, de cette mesure d’amnistie du président ivoirien à l’instar de 800 autres personnes en détention, a exprimé à son tour sa gratitude à sa famille politique.

« Le FPI qui sort de prison aujourd’hui, retrouvera son siège au palais présidentiel. La prison n’est plus une calamité pour nous. La prison pour les dirigeants du FPI est un moment d’incubation », a affirmé M. Lida assurant que « nous sortons de prison avec un moral d’acier. Rien n’a été brisé en nous. Nous resterons debout jusqu’au palais ».

Lundi soir, dans une adresse à la nation, à la veille du 58ème anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara a annoncé la signature d’une ordonnance portant amnistie générale pour 800 personnes condamnées ou en détention.

Parmi  les bénéficiaires de cette mesure figurent notamment, l’ex-première dame ivoirienne Simone Gbagbo, les anciens ministres de Gbagbo, Moïse Lida Kouassi et Assoa Adou et le directeur de protocole du président de l’Assemblée nationale, Souleymane Kamaraté Koné dit Soul To Soul.

LB/ls/APA

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Côte-d’Ivoire: Pour ses 1ers mots d’après libération, Simone Gbagbo encense «Sangaré» l’ex-première dame a-t-elle choisi son camp ?

Pour ses premiers pas après sa libération, Simone Gbagbo a pris la parole à la cérémonie de réception qui a rassemblé des centaines de militants au domicile privé de l’ex-chef d’Etat à Cocody Riviera Golf.

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Moins prolixe, elle a dit réserver son message pour les prochains jours car pour qu’elle dise ‘’ce qui est dans son ventre, il faut que ça passe par le tamis d’Abou Drahamane Sangaré », le ‘’gardien du temple’’.

Mme Gbagbo a tenu à dire des remerciements aux militants, à ses amis, parents, frères et sœurs dans trois langues : Bété, Abouré et Attié. Par la suite, elle s’est livrée à ce qu’elle appelle un ‘’commentaire personnel’’ avant de remercier comme à son habitude ‘’l’éternel des armées’’.

« Associez-vous à moi pour féliciter Abou Drahamane Sangaré. Il a été capable, il est encore capable de rester debout », a-t-elle dit à l’endroit du président par intérim reconduit à l’issue du congrès de Moossou. Puis Mme Gbagbo, dans une position assise, a brossé un portrait mélioratif de l’homme de qui Gbagbo, depuis La Haye, disait « Si Sangaré tient, je tiens ».

« J’ai été impressionnée par la prestation de Abou Drahamane Sangaré. Il est à l’image du Fpi. Tu le pousses, il est là, tu le maltraites, il est là, tu l’envoies en prison, il est là », a-t-elle encensé.

Terminant son speech, Mme Gbagbo a rendu gloire au seigneur, ‘’l’éternel des armées’’ qui par trois fois (sainte trinité), selon elle, s’est exprimé dans sa vie de prisonnière. Elle a, pour clore, donné ce signal quant au combat politique à venir :

« On a commencé dans la refondation. L’ancienne page est tournée, toutes choses sont devenues nouvelles ! c’est une nouvelle page qui s’ouvre. Militants et militantes, levez-vous pour la nouvelle page ! Elle sera sans arrêt ! On est parti ! On est parti ! On est parti », a-t-elle lancé avec le sens de la formule qu’on lui connait.

A cette cérémonie sobre mais surchauffée, Mme Gbagbo, visiblement affectée par sept ans d’embastillement entre le nord et le sud du pays, est apparue avec à ses côtés Moïse Lida Kouassi et le nouveau secrétaire général du parti le ministre Assoa Adou. Des ex-détenus, eux aussi.

On le sait, ce jour de la libération de l’ex-première dame et de bien d’autres prisonniers conformément à l’ordonnance présidentielle du 6 aout, Pascal Affi N’guessan de l’autre aile du parti a donné une conférence de presse à son siège. Il a clamé haut et fort sa légitimité issue du congrès des 27 et 28 juillet à Abidjan.

Pour certains observateurs, il a manqué de tact sur ce coup-là. Sans prendre le risque de se rendre à l’accueil, il aurait dû, suggèrent ces mêmes observateurs reporter sa conférence. Le faire le jour même de la sortie de Mme Gbagbo s’assimile, selon eux, à un défi lancé à cette dernière pour le contrôle du parti. Simone Gbagbo avait pourtant lancé un message d’union et de réconciliation quand elle était encore derrière les barreaux.

En encensant le gardien du temple, de son côté, sans souffler un seul mot de l’autre camp, tout semble laisser penser que pour elle, le bon camp est celui des pro-Sangaré.

SD à Abidjan

sdebailly@yahoo.fr

connectionivoirienne.net

ivoirois.com

 

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