« Félix et Kamerhe mis à la retraite », titre en manchette AFRICANEWS après que la Fondation Kofi Annan ait brandi les actes d’engagement de l’accord de Genève qui, selon le journal, « clouent les leaders de l’UDPS et de l’UNC ».

Autres révélations, renchérit le trihebdomadaire, outre la réduction de la durée de la législature à deux ans, les 7 patrons avaient partagé le pouvoir de la manière suivante : Fayulu Président, Bemba Premier ministre, Félix Tshisekedi au Sénat, Muzito speaker de l’Assemblée nationale et Matungulu gouverneur de la BCC.

Selon LA PROSPERITE, au-delà de la brouille et de la confusion, bien loin des mythes et prophéties, cet Accord, quelles que  soient les contradictions qu’il génère, aurait dû permettre à l’opposition de « replâtrer ses plaies et de se présenter un bloc compact aux prochaines élections, pour relever les défis de l’alternance démocratique ».

FORUM DES AS qui cite Jean-Bertrand Ewanga, porte-parole d’Ensemble, indique qu’en dépit du retrait de Félix Tshisekedi et de Vital Kamerhe de l’accord de Genève la plateforme électorale dirigée par Moïse Katumbi promet de soutenir le candidat commun de l’Opposition lors de l’élection présidentielle du 23 décembre. Jean-Bertrand Ewanga, ajoute le journal, estime que l’apport de l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga, de Jean-Pierre Bemba…suffit pour amener Martin Fayulu à la magistrature suprême.

LE POTENTIEL s’attaque à ce qu’il qualifie de « faiblesse » de Félix Tshisekedi, un président pourtant élu au congrès ». Le quotidien estime qu’en réalité, Fatshi n’a obéi à son maître qui n’est autre que Jean-Marc Kabund qui, devant témoins, avait donné 48 heures à son président- le même qui l’a nommé à ce poste – pour retirer sa signature de l’accord de Genève.

« Croyant sauver son aura en se retirant de ce dernier accord, Fatshi s’est plutôt grillé politiquement » commente le journal.

Par contre, L’ORANGER trouve que Félix Tshisekedi a pris une « décision courageuse ». Cet hebdomadaire révèle qu’après la désignation de Fayulu, il a tout de suite fait savoir à Genève qu’il lui serait très difficile de convaincre les combattants de l’UDPS. « Il n’a pas eu tort », souligne le journal.

« Fayulu, un « kamikaze » contre les élections », titre L’AVENIR qui le présente comme le « candidat unique des invalidés ».

Le quotidien estime que les « ultra radicaux » de l’opposition à la manœuvre à Genève n’avaient pour objectif que d’empêcher les scrutins d’avoir lieu le 23 décembre 2018. Une simple analyse des propos de leur porte-voix, Martin Fayulu : « Les élections prévues le 23 décembre 2018 devaient se tenir sans machine à voter et avec un autre fichier électoral que l’actuel qui est corrompu ».

Le quotient trouve que c’est une « impossible équation dont il s’est gardé de révéler les voies et moyens de résolution ».

L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE tranche que le vif débat, les réactions et les commentaires en sens divers enregistrés ci et là à la suite du « rétropédalage » de Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, se désolidarisant ainsi des autres leaders de l’opposition radicale dans le soutien de Martin Fayulu, viennent de jeter une « lumière crue » sur un trait de la culture politique congolaise.

Socrate Nsimba/MMC 

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