À LA UNE POLITIQUE SOCIÉTÉ — 07 juin 2019

Ibrahim David SALAMI, Adama KPODAR et MELEDJE DJEDJERO sanctionnés.


Le conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) en sa 36ème session à Cotonou a épinglé et sanctionné d’éminents professeurs du continent africain pour des motifs contraires à l’éthique et à la morale du monde scientifique.


Le Cames est un organisme de coordination des problèmes de l’Enseignement Supérieur des pays d’expression française d’Afrique et de Madagascar. Il regroupe 19 pays membres dont la Côte d’Ivoire. Créé en Janvier 1968, il est un outil d’intégration entre les pays membres, de promotion de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique  et de  promotion de la qualité enseignants.


Vitrine du monde universitaire et panthéon de l’intelligentsia africaine, il vient en sa 36èeme session à Cotonou à la suite des travaux portant sur le bilan des activités de l’organisation et la proposition de nouvelles perspectives  pour l’avenir, de sanctionner d’éminents professeurs issus de trois pays membres et ce pour des motifs divers. Il s’agit des professeurs : Ibrahim David SALAMI du Bénin, agrégé des facultés de droit, enseignant à l’université d’Abomey-Calavi (UAC), Adama KPODAR, agrégé des facultés de droit, vice président de l’université de Kara, enseignant à  l’UAC du Bénin et de Francisco DJEDJERO MELEDJE, agrégé des Facultés de droit, vice-président de l’université d’Abidjan.


Tous ces spécialistes du droit devant porter haut la morale et l’éthique du Cames et former des élites africaines capables de relever les grands défis de construction de sociétés africaines à la dimension scientifique et culturelle des pays Européens et Asiatiques viennent de faire montre de leur incapacité à porter le titre de Maître qu’ils réclament partout ou besoin se fait sentir.


Par ailleurs, l’Afrique ayant plus que besoin de savoirs scientifiques pour féconder ses aspirations à un développement harmonieux et durable afin d’améliorer la condition existentielle de ses populations  portent encore dans ses entrailles des sommités intellectuelles indélicates et répugnantes qui à côté de certains hommes politiques travaillent à ternir la dignité et la grandeur de l’Afrique.


Ibrahim David SALAMI, cet éminent professeur béninois on ne peut plus critique est sanctionné pour trois années de toutes activités du Cames pour plagiat de l’intelligence du professeur NOUDJENOUME, de même Adama KPODAR et Francisco DJEDJERO MELEDJE, tous deux, de conspiration de rapporteurs qui profitant de leur position stratégique et institutionnelle font la promotion ou pas de certains de leurs collègues et pis, font  la promotion de leurs collègues ou de leurs « disciples » qui en réalité ne peuvent exercer la fonction d’enseignant  en qualité de docteur ou de professeur agrégé.


Pour rappel, Francisco DJEDJERO MELEDJE  aux côtés du professeur Ouraga OBOU a participé activement en qualité d’expert juriste à la révision de la constitution d’août 2000 de la Côte d’Ivoire et à la mise en place de la nouvelle constitution de la 3ème République promulguée le 8 novembre 2016. Constitution octroyée au peuple ivoirien dans des conditions non démocratiques en ne tenant pas compte des exigences juridiques devant procéder à l’élaboration d’une  nouvelle constitution telles que enseignées dans la faculté de droit d’Abidjan aux étudiants de 1ère année. Là encore, MELEDJE DJEDJERO vient d’être épinglé dans le faux mettant à nu la nature réelle de ce super deus qui volontairement a perturbé le bon  fonctionnement du département de Science Politique de l’université Félix Houphouët BOIGNY de Côte d’Ivoire.


En réalité, ces faits reprochés et sanctionnés par le Cames à l’encontre de ces « Maîtres » des amphithéâtres africains jettent un discrédit sur ces nombreux titres académiques portés par bon nombres de professeurs d’universités africaines qui peinent à produire des articles ou des documents pertinents et utiles à la science.


Fort malheureusement, les Etats africains sont pris en otage par cette clique d’incompétents et de corrompus qui brandissent leur titre académique afin d’occuper et exercer des fonctions dévolues aux érudits ayant cravaché à obtenir dignement leurs parchemins mais qui tristement rasent les murs du chômage et de la misère dans leur Etat.


Le Cames en sa 36ème session, vient de donner un signal fort aux partisans de la tricherie, la corruption et du favoritisme qu’une Afrique nouvelle est en construction avec des intelligences fertiles à la promotion du mérite et des valeurs formées dans les universités africaines dans des conditions difficiles. Le plagiat et la conspiration de rapporteurs sévissent et  demeurent les vraies plaies des universités africaines. Ibrahim David SALAMI, Adama KPODAR et Francisco MELEDJE DJEDJERO ne représentent qu’un échantillonnage du nombre des indélicats pseudos savants qui théorisent dans les amphithéâtres.


L’Afrique peut elle encore compter sur ses diplômés  et donner du crédit à la production académique ?

Adingra OSSEI
Ivoirois.com

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