À LA UNE ECONOMIE POLITIQUE — 26 août 2017

[ LA PÉTITION POUR LA LIBÉRATION DE KEMI SEBA]

 

Nous lançons une pétition pour la libération de Kemi Seba.

 

Signez ici : https://www.change.org/p/bceao-libérez-kemi-seba

#LiberezKemiSeba

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Le 11 mars 1984, le chanteur français Serges Gainsbourg a brûlé un billet de 500 francs français  sur le plateau de l’émission « Sept sur sept » de la chaîne TV TF1. Et puis il n´a pas été arrêté. Toutes sortes de justifications ont été avancées pour justifier son geste.

DECLARATION DE SOUTIEN DU REZOPANACOM AU CAMARADE PANAFRICANISTE KEMI SEBA

Le 25 août 2017, aux environs de 07h du matin, le camarade Kemi Seba, président de l’ONG Urgences panafricanistes a été interpellé à son domicile à Dakar par des agents de la Division des Investigations Criminelles (DIC) pour avoir, dit-on, brulé un billet de 5.000 F.Cfa au cours d’un meeting qu’il tenait à la place Obélisque de Dakar. Il est depuis lors placé en garde à vue en violation flagrante de ses droits. A cet effet :

– Vu le juste et noble combat du camarade Kemi seba pour une Afrique libre digne et souveraine

– Vu les méthodes pacifiques utilisées depuis des années pour dénoncer le système esclavagiste, colonialiste et impérialiste qui se perpétuent à travers les accords asymétriques ; la monnaie coloniale, les bases militaires et les programmes paupérisant du FMI et de la banque mondiale

– Vu les ravages causés par l’usage du franc CFA (paupérisation de la population, déstabilisation des régimes politiques et des leaders progressistes)

– Considérant les assassinats du président Sylvanus Olympio, les coups d’Etat contre les présidents Modibo Keita et Laurent GBAGBO

– Considérant le caractère colonial du FCFA institué le 25 décembre 1945 par la France selon l’article 3 du décret n°45-0136 et publié au journal officiel français du 26 décembre 1945

– Considérant que le franc CFA est une violation des constitutions des pays ayant en usage le FCFA au regard des dispositions constitutionnelles qui stipulent que les peuples souverains sont les propriétaires exclusifs de la monnaie, qu’ils en définissent les symboles, les valeurs, la garantie et les critères de convergence

– Considérant que le délit de brûler la monnaie ne peut être constitué au regard du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes contenu dans la charte des universelle des droits de l’Homme;

– Considérant la marche irréversible de l’histoire et la rupture de bon sens avec la monnaie coloniale;

Le Réseau des Communicateurs Panafricains (REZOPANACOM) :
■ Affirme son soutien indéfectible au camarade Kemi SEBA ;
■ Exige ici et maintenant sa relaxe sans conditions ;
■ Appelle tous les panafricanistes et, au-delà, tous les peuples d’Afrique, à soutenir la lutte contre le franc CFA ;
■ Demande à tous les panafricanistes en général de se tenir prêt à mener des actions démocratiques fortes pour la libération du camarade Kémi Seba.

Fait à Douala le 25 aout 2017.

Pour le REZOPANACOM

Le Président Kakry Khaza.

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ARRESTATION DE KEMI SEBA PAR LES AUTORITES SENEGALAISES: UN BIEN MAUVAIS RAPPEL DE L’IMPLICATION DES MONARQUES AFRICAINS DANS LA TRAITE NEGRIERE
On les sentait venir, ces véritables nègres de maison qui depuis le début de cette semaine n’ont cessé de produire des articles dirigés pour dénoncer l’activisme du jeune Kémi Séba. En effet, avant de passer à l’acte honteux qui est l’arrestation de de Kémi Séba, la table du ridicule fut fait par Hamidou Anne, chroniqueur au journal français ”Le Monde”.

Pour Hamidou Anne (http://www.lemonde.fr/…/la-fin-du-franc-cfa-merite-de-meill…), le débat sur le Franc CFA devrait être une affaire exclusive d’économistes et d’experts. Des personnes de la société civile telles que Kémi Séba n’ont pas le droit de se prononcer là-dessus. C’est pourquoi, elle a profité du temps que lui a accordé “Le Monde” pour traiter l’activiste Kémi Séba de « afroclown » qui inonde les réseaux sociaux avec un discours raciste et creux, inutile et dangereux.

En réponse à ce discours condescendant contre sa personne, Kémi Séba a brûlé un billet de FCFA, comme pour dire que cette monnaie là n’en est pas une. Il ne fallait plus que cela pour que les autorités sénégalaises, executant une plainte des dirigeants de la BCEAO, arrêtent le pauvre activiste franco-africain. Pourtant, ces mêmes autorités sénégalaises n’ont jamais levé le petit doigt contre les auteurs du cambriolage de la BCEAO à Bouaké en Côte d’Ivoire.

Ainsi, comme ce fut le cas lors de la traits négrière, des africains servent de bouchers à leur frère. C’est justement la thèse soutenue par l’anthropologue et économiste sénégalais Tidiane N’Diaye dans son ouvrage remarqué sur l’esclavage arabo-musulman, « Le génocide voilé » (éditions Gallimard, 2008).

Dans cet ouvrage, le chercheur sénégalais explique que « la complicité de certains monarques et leurs auxiliaires africains dans ce commerce criminel est une donnée objective ».

Ajourd’hui encore, avec cette histoire d’arrestation, on peut soutenir sans risquer de se tromper que « la complicité de monarques sénégalais est une donnée objective » dans le maintien du CFA, cette monnaie de la “servitude volontaire”, comme aime à le dire le professeur Kako Nubukpo.

Tanoh

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ivoirois.com

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