À LA UNE POLITIQUE SOCIÉTÉ — 22 avril 2019

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) sur les traces de ses martyres

Acquise au bout d’une longue et épique lutte contre le régime de Félix Houphouët BOIGNY, la victoire de l’effectivité du multipartisme en Côte d’Ivoire, telle que consacrée par la constitution de 1960 en son article 7 a donné naissance à la fête de la liberté célébrée chaque année en Côte d’Ivoire par le parti fondé et dirigé actuellement par Laurent GBAGBO.

Après la fête de la liberté organisée à Gagnoa par feu Sangaré ABDOUDRAHAMANE, les militants du Front Populaire Ivoirien se donnent rendez-vous pour la 20ème édition à Duékoué (à l’ouest de la Côte  d’Ivoire) les 26 et 27 avril 2019. A cette fête, le comité d’organisation dirigé par le secrétaire général adjoint du Front Populaire Ivoirien Justin KOUA, entend accueillir plus de cinquante mille (50.000) militants sur un espace de dix hectares (10 ha) aménagé à cet effet.

Autour du thème : La réconciliation pour une paix durable, les militants du Front Populaire Ivoirien dirigé par le président Laurent GBAGBO, se mobiliseront pour exprimer leur attachement à la liberté mais au-delà, exprimer leur solidarité et  leur gratitude au peuple wê et guéré qui a connu un génocide sans précédent aux dires du président du comité d’organisation Justin KOUA lors de la conférence de presse qu’il a animé dans la matinée du 19 avril 2019 au quartier général du parti sis à cocody golf.

Aussi, la fête de la liberté sera-t-elle marquée par un recueillement sur les fosses communes disséminées dans la ville de Duékoué et sa périphérie.

Toutefois, la fête de la liberté qui est une tradition du Front Populaire Ivoirien depuis avril 1991 se tiendra dans un pays où les libertés publiques sont reléguées au sous sol de la raison politique. Vouloir donc célébrer la victoire du multipartisme sur le parti unique, s’est se braquer contre toute dérive totalitaire et tout refus de la valorisation des principes des libertés publiques.

En fait, le recul de la démocratie depuis le 11 avril 2011 a enregistré un triste bilan pour les populations ivoiriennes en général mais  le peuple wê en particulier a été profondément meurtri et dévasté par les affres de la négation de la démocratie et du non respect des lois électorales et constitutionnelles. En réalité, de Duékoué à Nahibly en jetant un regard à petit Duékoué, la bestialité humaine à sévit et fauchée par millier les populations wê et guéré. Le génocide wê perpétré par les forces pro-Ouattara du 27 au 29 mars 2011 dans le cadre de la crise ivoirienne avait pour seul objectif d’exterminer tout un peuple resté fidèle à son engagement envers Laurent GBAGBO et jaloux de son patrimoine forestier.

Aujourd’hui, ce sont plusieurs familles disloquées, des villages disparus et des terres confisquées par des métèques et des mercenaires lourdement armés qui terrorisent les populations dans la région du Guémon. Et pourtant, les auteurs du génocide dûment identifiés par le régime d’Abidjan courent toujours et continuent de narguer la mémoire des martyres.

Le Front Populaire Ivoirien, soucieux de la préservation des acquis de la lutte du 30 avril 1990, entend respecter sa tradition de mettre en lumière  son attachement aux libertés publiques mais aussi de dénoncer le silence coupable de la communauté internationale et de l’opération des nations unies (ONUCI) sur le génocide wê.

Par ailleurs, la mobilisation du Front Populaire Ivoirien en 1990 avec Laurent GBAGBO a profondément marqué l’histoire politique de la Côte d’Ivoire car, sur les cendres de la pensée unique, naît le multipartisme aux conséquences positives. Ainsi, sur le champ politique, apparaît officiellement de nouveaux partis politiques, tels que le Front Populaire Ivoirien (FPI), l’Union des Socio-démocrates (USD) et le Parti Ivoirien des Travailleurs. Aussi de nouvelles centrales syndicales apparaissent aux côtés de l’UGTCI (Union Générale des Travailleurs de Côte d’Ivoire) ce sont entre autres, la FESACI et DIGNITE. Naissent  de nouvelles organisations de défense des droits de l’homme à l’instar de la LIDHO (Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme).

Revenant à l’application de l’article 7 de la constitution de 1960 qui consacre le multipartisme, Félix Houphouët BOIGNY sous la pression de la mobilisation du Front Populaire Ivoirien (FPI), du SYNESCI, du SYNARES et du SYNACASSCI ouvre la voie à la démocratisation du système politique de la Côte d’Ivoire.

La vitalité politique du FPI continue de s’affirmer en restant fidèle à son orthodoxie politique : le peuple au cœur de la refondation. Et la fête de la liberté à Duékoué témoigne de la compassion et de la solidarité du parti socialiste aux peuples wê.

Au dessus donc de ses pourfendeurs et de ses détracteurs, selon la conscience populaire en Abidjan, Laurent GBAGBO affirme une fois de plus son attachement à la démocratie et son amour à son peuple durement meurtri et affecté par la guerre de 2011, tandis que le régime d’Abidjan baigne dans la perfidie, la mal gouvernance et la haine.

La voie pour la reconstruction et  la réconciliation vraie en Côte d’Ivoire n’est elle pas le Front Populaire Ivoirien et Laurent GBAGBO ?

                                                                                                                                             Adingra OSSEI

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