À LA UNE Dossiers POLITIQUE — 12 mai 2019

L’opération militaire américano-française du 10 mai 2019 au nord du Bukina Faso ne visait pas à libérer les deux otages français kidnappés neuf jours auparavant au Bénin mais à récupérer deux agents de la CIA ayant un statut prioritaire. L’opération aurait très mal tournée. Paris a reconnu la mort de deux Commando marine et quatre présumés ravisseurs. Selon des informations émanant de professionnels, il s’agit d’un bilan très partiel, établi selon les règles de diffusion de l’information militaire relatives aux pertes au combat adoptés par les unités militaires US en Irak entre 2004 et 2009.

2. Le groupe armé qui a été visé est totalement inconnu et fait plus étrange, aucun groupe terroriste activant au Sahel n’a commenté ou revendiqué le rapt de quatre ressortissants étrangers ou l’opération militaire du 10 mai.

3. Le jour même de l’opération, les individus armés ont pu s’extraire du lieu de l’attaque en tuant une douzaine de militaires d’un pays africain qui assuraient le bouclage de la zone.

4. Le ministère français de la défense a annoncé la mort de quatre présumés ravisseurs mais selon des sources locales il s’agit de civils vivant à proximité de l’objectif. Aucun chef opérationnel ou membre du groupe armé n’ont été capturés ou neutralisés.

5. Les commandos marine francais ont essuyé dés le début de l’opération des tirs nourris de Kalashnikov RPK dévastateurs. Il a fallu l’intervention d’hélicoptères d’attaque Tigre et des hélicoptères de combat relevant d’une unité d’élite héliportée américaine pour les désengager. Du matériel et des armes ont du être abandonnés sur les lieux.

5. Nos sources tiennent à souligner que cette opération est l’un des premiers engagements massifs des forces conjointes américano-françaises au Burkina Faso.

Les deux ex-otages, Laurent Lassimouillas (au centre) et Patrick Picque, sont arrivés samedi en France, en compagnie de la sud-coréenne libérée en même temps qu’eux.

Nés en 1986 et 1991, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello étaient sous-officiers des prestigieux commandos marine, unités d’élite de la Marine française. Ils ont été tués dans une opération de libération de quatre otages au Burkina Faso.

Key Info:

Two female CIA assets, a U.S and South Korean nationals were kidnapped in a Sahel Country and not a single Government or media reported the information. They were freed on 10 May 2019 during a joint U.S-French Special Operation in Northern Burkina Faso. The raid was spearheaded by French Navy Special Forces, mainly the Hubert Commando. Besides the two women, two other hostages were freed amidst the fierst firefight. They were kidnapped in Benin on 1 May 2019. The French Government aknowledged the death of two battle-hardened commandos in the operation.
Mainstream media are keeping an absolute silence about the two women.

Informations clés :

Deux femmes de la CIA, une ressortissante américaine et une ressortissante sud-coréenne, ont été enlevées dans un pays du Sahel et pas un seul gouvernement ou média n’a rapporté ces informations. Elles ont été libérées le 10 mai 2019 lors d’une opération spéciale franco-américaine dans le nord du Burkina Faso. Le raid a été mené par les forces spéciales de la Marine française, principalement le Commando Hubert. Outre les deux femmes, deux autres otages ont été libérés au milieu de la violente fusillade. Ils ont été enlevés au Bénin le 1er mai 2019. Le gouvernement français a reconnu la mort de deux commandos aguerris dans l’opération.
Les médias grand public gardent un silence absolu sur les deux femmes.

Exclusive Strategika 51 Intelligence (Sources from the Ground)

source:https://strategika51.org/archives/62902

reseauinternational.net

L’opération de libération d’otages au Burkina Faso confirme l’émergence de groupes armés extrêmement dangereux au Sahel

L’opération fort complexe menée par des forces spéciales françaises avec l’appui du Commandment unifié des opérations spéciales du Pentagone et la logistique de l’Africom, le commandement militaire Afrique, dans le nord du Burkina Faso, a permis de libérer quatre otages mais confirme de facon définitive l’extrême dangerosité des groupes armés écumant certaines régions du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Cette opération qui a eu lieu dans la nuit du jeudi au vendredi 10 mai 2019 ne s’est pas déroulée comme prévu mais a permis la libération de deux otages français enlevés le 01 mai 2019 au Bénin ainsi qu’une sud-coréenne et une américaine.

Le gouvernement français a reconnu officiellement la mort au combat de deux commandos marine lors de cette opération. C’étaient des hommes expérimentés qui avaient le respect de leurs pairs au sein de la petite communauté des forces spéciales, toutes armes confondues.

MT Cédric de Pierrepont et MT Alain Bertoncello, morts au combat le 10 mai 2019 au Burkina Faso. Crédit photo : Marine Nationale

Le guide béninois des deux touristes français kidnappés au Bénin a été retrouvé assassiné il y a quelques jours.

L’opération avait mobilisé les moyens de l’opération Berkhane, l’appui et la coopération active des Armées et des services de renseignement du Bénin, du Burkina Faso, du Niger et du Mali, la logistique de l’Africom, le commandement militaire américain pour l’Afrique ainsi que le très mystérieux commandement unifié des opérations spéciales US. Selon certaines informations, l’opération se serait soldée par une dizaine de morts dont au moins quatre ravisseurs, deux militaires français et un nombre indéterminé de militaires africains.

Cette opération confirme ce que les américains savaient depuis 2017 et plus précisément depuis la très sanglante embuscade de Tongo Tongo au Niger durant laquelle des forces spéciales US, des bérets verts (Green Berets), ont été taillées en pièces à coups de fusils mitrailleurs RPK par des éléments d’un groupe armé soupçonnées d’être celui de Abou Walid Al-Sahraoui : que non seulement les groupes armés écumant un corridor liant cinq pays du Sahel ont acquis une redoutable capacité au combat au sol, qu’aucune force armée locale n’est en mesure d’affronter mais que ces groupes sont capables d’infliger des pertes aux troupes d’élite de l’OTAN avant de disparaître dans la nature. C’est la raison pour laquelle le Pentagone ne veut plus déployer de forces spéciales au Sahel et confie cette mission à des pays alliés comme la France, l’Allemagne, le Canada ou les Pays-Bas.

Les quatre bérets verts US officiellement tombés lors de l’embuscade de Tongo Tongo le 04 octobre 2017. De gauche à droite : US Special Forces SGTS. Jeremiah Johnson, Bryan Black, Dustin Wright, La David Johnson. (Reuters)

D’où le recours de plus en plus intensif à des drones d’attaque de grande endurance vu la nature particulière des conditions climatiques au Sahel. Une tâche très rude vu l’immensité du territoire et l’impossibilité à établir des bases de données cibles.

Les groupes armés actifs au Sahel sont issus de la criminalité transfrontalière et du narco-trafic même si certains groupes sont spécialisés dans la contrebande. Certaines bandes regroupant des éléments étrangers et locaux se réclament de l’islamisme radical international et se sont multipliés et grandement renforcés depuis l’intervention militaire française au Mali. Cette dernière a pu maintenir un semblant de pouvoir central à Bamako tout en tentant de récupérer les mouvements séparatistes mais a fragilisé l’ensemble des États du Sahel, lesquels ne contrôlent plus une grande partie de leurs territoires. Cette tâche grise s’étend désormais à des pays réputés stables en Afrique de l’Ouest.

strategika51.org

ivoirois.com

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