À LA UNE POLITIQUE SOCIÉTÉ — 13 février 2017
Cinq (5) journalistes sur six (6) convoqués, tous issus des quotidiens privés Le Temps, Soir Info, l’Inter et Notre Voie, ont été interpellés le dimanche 12 février 2017 et ont été gardés à vue au camp de la Gendarmerie d’Agban, alors qu’ils offrent toutes les garanties de représentation et qu’ils ont tous volontairement déféré à la convocation des gendarmes. Leur audition devait continuer ce lundi, à la Brigade de recherche de la Gendarmerie nationale, à Abidjan-Plateau.

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Dans un communiqué de presse, le procureur de la République justifie cette autre persécution indécente contre la presse libre ivoirienne par les prétendus délits suivants : « Incitation à la révolte, atteinte à la sureté de l’Etat, atteinte au secret défense et diffusion de fausses informations ». Il est reproché aux journalistes d’avoir publié des informations livrées par les mutins eux-mêmes, relativement à la récente mutinerie des Forces spéciales.

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Sans présager de l’issue de cette procédure que rien ne justifie, la Coalition des Journaux Bleus (CJB) :


– Constate que le pouvoir laisse en liberté ceux qui tirent des coups de feux pour s’en prendre aux journalistes qui titrent sur ces manifestations ;
– Déplore cette nouvelle et honteuse atteinte à la liberté de la presse, qui s’ajoutent aux barbares suspensions des Journaux Bleus ;
– Exige la libération immédiate et sans condition des journalistes arrêtés ;
– Se tient prêt à toute action collégiale aux côtés des organisations professionnelles contre la dégradation de plus en plus accentuée de la liberté de la presse en Côte d’Ivoire.


Fait à Abidjan, le 13 février 2017

Pour La Coalition des Journaux Bleus
Le Président
César ETOU

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