À LA UNE POLITIQUE SOCIÉTÉ — 21 mai 2019

I. LES FAITS


Selon les informations reçues, le mercredi 15 mai 2019, Un conducteur de moto-taxi d’ethnie Baoulé a été tailladé à la machette par un jeune « Dioula », appellation servant à désigner de façon indistincte nos frères et sœurs du nord et les ressortissants de la sous-région originaires de nos frontières du nord. Le prétexte était que le jeune baoulé serait allé chercher un passager à la gare routière. Laquelle gare serait la propriété exclusive des Auto-cars appartenant aux Dioulas. Cette attitude a été mal perçue par le syndicat des transporteurs qui n’apprécie pas trop l’existence de moto-taxis, qui seraient entrain de leur faire une concurrence déloyale. À la suite des échanges avec le jeune Baoulé, celui-ci se rendait au commissariat de police pour expliquer la situation. C’est chemin faisant qu’il a été sauvagement tailladé à coups de machette.


Cette situation qui sous d’autres cieux se règle par des conciliations, a d’une façon vertigineuse dégénéré. Aussitôt des engins à deux et trois roues, qui appartiendraient aux Baoulés, ont été saccagés et brûlés. Des voitures, maquis, magasins, boutiques et bien d’autres propriétés des autochtones ont été détruits. Le bilan humain est officiellement de trois (3) morts et plus d’une quarantaine de blessés et de mutilés. L’affrontement s’est même étendu aux localités environnantes faisant craindre le pire.

II. NOTRE ANALYSE


Une analyse objective de cette situation qui survient de manière récurrente, démontre que LES IVOIRIENS NE SONT PAS ENCORE RÉCONCILIÉS.
Tout se passe comme si nos concitoyens attendent le moindre incident, la moindre escarmouche, pour chercher à en découdre. Ce qui augure des lendemains incertains pour notre pays, surtout à l’approche d’une année électorale.
La Côte d’Ivoire est aujourd’hui une cocotte-minute qui bout. Il est temps de tirer la sonnette d’alarme afin de nous éviter un point de non-retour. Cette propension à recourir aux affrontements (parfois avec des armes de guerre) est le constat que la Réconciliation prônée depuis bientôt une décennie est UN DÉPLORABLE ÉCHEC et que le désarmement qui n’a jamais été effectif est une urgence.
D’où l’impérieuse nécessité d’ouvrir un dialogue franc et sincère en vue de l’instauration d’une PAIX PERMANENTE dans notre pays.
Il est important de relever le phénomène des « Gnanbros » qui gangrène le milieu des transporteurs par leurs pratiques mafieuses, qui empêchent la libre concurrence en usant de violence.
Comment donc éviter le chaos et la déchéance à notre pays ? Telle est la problématique à laquelle nous devons faire face de façon impérieuse avant 2020.
L’espérance naîtra de notre capacité à nous rencontrer malgré nos multiples appartenances, pour nous reconnaître d’une même humanité. Elle se renforcera par notre volonté de nous unir autour d’un même combat pour la dignité et la paix. Tout e monde devrait contribuer à montrer des voies pour bâtir la paix, et s’engager sans relâche pour conjurer la vengeance et la peur, en semant la paix dans le cœur des enfants et des jeunes.


III. NOTRE POSITION


Pour Alternative Citoyenne Ivoirienne (ACI), il ne nous reste qu’une seule alternative : CONSTRUIRE LA PAIX, car on ne peut pas parler de développement sans qu’il n’ait de paix.
Cette paix ne doit pas se bâtir pas dans la démagogie, les vains discours, mais dans des décisions fermes, des actes concrets et sincères. La RÉCONCILIATION entre les fils et les filles de ce pays et de ceux qui nous font l’amitié de vivre chez nous, doit être LA PRIORITE à l’orée de 2020, qui augure des incertitudes socio-politiques.
C’est pourquoi l’ACI propose la mise en place d’un CADRE D’ECHANGE INCLUSIF avant 2020, en vue de travailler à un climat social apaisé, à travers la réconciliation et la résolution de tous les problèmes liés à l’environnement électoral. Ce cadre d’échange devra être composé de toutes les forces sociales et politiques, et être mis en place à la fin du premier semestre 2019 pour lui donner une chance d’être fonctionnel et efficace.
Tous les ivoiriens et amis de la Côte-d’Ivoire devraient donc soutenir la mise en place de ce « cadre d’échange inclusif » en signant la pétition dans l’intérêt supérieur de la paix en Côte-d’Ivoire sur le site du FORSCI : www.forsci.org


Nous déplorons cette situation qui n’aurait pas dû avoir lieu et nous exprimons toute notre compassion aux victimes de tous les bords et à leurs familles.
Aux parties en conflit, nous demandons de s’apaiser et de privilégier le dialogue, car les affrontements n’ont jamais été bénéfiques.
Nous demandons au Gouvernement d’analyser cette proposition de mise en place de ce cadre d’échange inclusif, car la crise ivoirienne est tellement complexe, qu’aucune partie (pouvoir, partis d’opposition, société civile) ne peut réussir seule à résoudre tous les problèmes importants. C’est ensemble que nous pourrons y arriver en toute humilité.
Au Gouvernement, nous demandons également de prendre leurs responsabilités par rapport au phénomène des « Gnanbros » qui est source de violence dans le milieu du transport.


Au Gouvernement toujours, nous demandons également de prendre des mesures vigoureuses pour arrêter la violence à Béoumi et créer un cadre de concertation entre les parties en conflit pour arrêter les affrontements.
Aux populations vivant en Côte d’Ivoire, nous demandons de toutes travailler à la réconciliation et de ne contribuer à l’éclatement d’aucun conflit.

#ACI, pour le Peuple et pour la Paix !

Fait à Abidjan, le 17 mai 2019
Pour Aci
La Présidente
Pulchérie GBALET.

Pétition pour la mise en place d’un « Cadre d’échange inclusif » en vue d’élections apaisées en 2020.

EXPOSE DES MOTIFS DE LA PÉTITION :

L’environnement électoral en Côte d’Ivoire est très inquiétant et lié à plusieurs problématiques importantes non résolues, notamment :
-la réconciliation (libération de tous les prisonniers politiques et militaires, amnistie générale, journée de pardon nationale, plan d’indemnisation des victimes, etc.). Le préalable de cette réconciliation est le retour du Président Gbagbo, la libération du des prisonniers politiques et militaires, et le retour du reste des exilés ;
-la réforme de la CEI dont le processus actuel n’est pas rassurant ;
-l’insécurité (désarmement, microbes, etc.)
-le renouvellement des cartes d’identité ;
-le découpage électoral ;
-l’actualisation du listing électoral ;
-les difficultés dans le dialogue politique ;
-les difficultés dans le dialogue social (gestion des grèves et fonctionnement des structures de dialogue social, etc.)
-l’avenir de l’école ivoirienne en danger ;
-les entraves à la liberté d’expression ;
-la cherté de la vie ;
-etc.
Compte tenu de tous ces problèmes qui devraient être résolus avant 2020, nous pensons que l’une des solutions pour garantir la paix en 2020, est de Créer un « cadre d’échange inclusif » avant la fin du premier semestre 2019, avec toutes les forces sociales et politiques afin de trouver des solutions pour un climat social apaisé avant les élections de 2020.
Alternative Citoyenne Ivoirienne fait de la mise en place de ce cadre d’échange inclusif son cheval de bataille, car il est important que dès la fin du premier semestre de 2019, ce cadre soit fonctionnel pour garantir son efficacité. Les animateurs de ce cadre feront un bilan en juin 2020 et décideront des dispositions à prendre pour organiser les élections, en fonction des résultats obtenus au cours d’un an de fonctionnement.
Tous les ivoiriens et amis de la Côte-d’Ivoire devraient soutenir la mise en place de ce « cadre d’échange inclusif » en signant la pétition dans l’intérêt supérieur de la paix en Côte-d’Ivoire.

Alternative Citoiyenne Ivoirienne (A.C.I)

Signer en ligne : https://www.forsci.org/petition-aci/
Télécharger la fiche : https://www.forsci.org/fiche-petition-aci/

ivoirois.com

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