À LA UNE ACTUALITÉ POLITIQUE — 14 juin 2019

Réunis à yopougon (quartier populaire d’Abidjan), quatre membres du bureau exécutif de la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien dont le secrétaire national DAHI Nestor ont été arrêtés par des individus se présentant comme étant des éléments des forces de l’ordre ce lundi 10 Juin 2019. DAHI Nestor et ses camarades membres du bureau exécutif national de la JFPI, en pleine réunion préparatoire de la deuxième assemblée générale ordinaire de la JFPI prévue ce samedi 15 Juin 2019, ont été arrêtés et conduit à la préfecture d’Abidjan avant d’être auditionnés ce mardi 11 Juin 2019 en présence de leurs conseils.

En effet, dans la dynamique de donner vie aux structures de bases de la JFPI, le bureau exécutif de la JFPI organise chaque trimestre une assemblée générale ordinaire aux fins d’informer, remobiliser et d’orienter ses responsables jeunes à la tête des fédérations JFPI que comptent le Front Populaire Ivoirien. C’est donc en prélude de cette activité qu’une équipe restreinte composée de WODJA Suzanne numéro 2 de la JFPI, de Claude DASSÉ, chargé de l’organisation, de la mobilisation et de l’administration de la JFPI, de BADE membre du BEN de la JFPI, ainsi que de DAHI Nestor, se sont retrouvés pour une séance de travail relative à la préparation de l’ordre du jour et des aspects techniques ainsi qu’opérationnels devant conduire à la bonne tenue de ladite assemblée.

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Les 4 leaders enlevés

Fort malheureusement, les flics du régime très spécialisés dans les arrestations aux motifs incongrus ont brillé par leur intrusion dans le cercle fermé de DAHI et l’on conduit manu militari ainsi que tous ses hôtes aux motifs, après audition, d’exécution des propos de BEDIE concernant les étrangers, conspiration de coup d’Etat et troubles à l’ordre public.

A l’analyse des faits reprochés aux jeunes leaders de la JFPI, tous les juristes aux esprits encore objectifs tombent des nus en raison de l’absence d’éléments matériels justifiant et validant les motifs de leur inculpation avant que s’ouvre un procès juridico-judiciaire.

Par coutume, la JFPI ne prend de décisions capitales qu’au cours de ses assemblées ordinaires ou extraordinaires avant de mandater le Secrétaire National d’engager la structure dans un combat politique en termes de mots d’ordres. Aussi, la JFPI par la voix de son premier responsable rend officiel toute décision prises ou mots d’ordres à exécuter par le canal des conférences de presse, ou autres voies officielles. Or, ici, il n’en est rien; dans la mesure qu’aucun mot d’ordre appelant à l’exécution des propos de BEDIE ne fut donné aux jeunes du FPI tant officiellement qu’officieusement. Aucune manifestation ou déclaration devant troubler l’ordre public ne fut enregistrée depuis le discours officiel de BEDIE.

En réalité, le régime d’Abidjan plus que frileux joue la carte des intimidations et des arrestations afin d’empêcher toute opposition de faire prospérer le courage et la claire vision du sphinx de Daoukro.

La JFPI, en pleine préparation de son assemblée générale et dans l’attente des mots d’ordre de sa direction pour renforcer ses bases pour l’arrivée certaine de Laurent GBAGBO et d’une participation aux élections présidentielles de 2020, vient d’être amputée de certains de ses leaders. Et ce, pour briser l’élan de remobilisation de la JFPI, pièce maîtresse de la remobilisation des ivoiriens et de lutte pour la reconquête des libertés publiques et de la restauration de la démocratie piétinée par OUATTARA et ses sbires d’une époque révolue.

Les principes démocratiques et l’Etat de droit sont encore loin d’être une réalité en Côte d’Ivoire où croupissent dans des goulags de milliers d’Ivoiriens ayant pris faits et causes pour la République attaquée par Alassane OUATTARA et ses rebelles conduits par Guillaume SORO et ses chefs de guerre. La Côte d’Ivoire sous OUATTARA se conjugue par l’opinion unique, les arrestations arbitraires et injustifiées, la confusion des pouvoirs entre les mains du prince d’Abidjan, le rattrapage, le népotisme, les holdup up électoraux, les menaces et licenciements pour cause politique ou d’opinion.

Cette énième arrestation de DAHI Nestor et ses camarades, vient pleinement justifier que OUATTARA n’entend pas laisser libre cours à la liberté d’opinion et d’expression gages d’une démocratie réelle dans toute société moderne et démocratique. OUATTARA pourra t-il museler tous les partis politiques qui se coalisent ou se coaliseront avec le Front Populaire Ivoirien pour réclamer la réforme en profondeur de la CEI et l’organisation des élections de 2020 dans des conditions épousant le baromètre des standards internationaux ?

Cette énième arrestation de DAHI Nestor et ses camarades, vient pleinement justifier que OUATTARA n’entend pas laisser libre cours à la liberté d’opinion et d’expression gages d’une démocratie réelle dans toute société moderne et démocratique. OUATTARA pourra t-il museler tous les partis politiques qui se coalisent ou se coaliseront avec le Front Populaire Ivoirien pour réclamer la réforme en profondeur de la CEI et l’organisation des élections de 2020 dans des conditions épousant le baromètre des standards internationaux ?

La JFPI enjambera t-elle ses camarades arrêtés pour mener la lutte de la réforme de la CEI, du listing électoral et surtout de l’établissement des nouvelles cartes nationales d’identité ?

Adingra OSSEI

Ivoirois.com

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