Pour le chef de l’état, les salaires ont progrssé de 40%. En dépit de l’autosatisfaction affichée par le gouvernement, la population se plaint de la croissance sans retombées économiques pour elle. Tandis que la banque mondiale utilise à ce propos l’euphémisme de croissance peu inclusive; des observateurs avertis tels le professeur Mamadou Koulibaly avertissent de cette illusion d’émergence basée sur des investissements stérils.

Le pouvoir s’enorgueilit d’une croissance soit disant admirable malgré la dégradation avancée de la cohésion sociale sous le régime de rattrappage ethnique dans une ambiance de destructions de biens immobiliers et de petits commerces au bord des routes biodégradables où les microbes règnent en toute impunité pendant que le pays croule sous le poids d’une dette incommensurable.

Une des économies les plus performantes du continent

En 2018, les principaux résultats macroéconomiques enregistrés par la Côte d’Ivoire auraient fait le bonheur de la plupart des ministres de l’Économie et des Finances de la planète. Le dernier rapport de la Banque mondiale sur la situation économique en Côte d’Ivoire constate en effet que pour la septième année consécutive, le taux de croissance devrait dépasser 7 % et atteindre 7,4 % en 2018. Sur la même période, le PIB réel par habitant a augmenté de 32 %. À ce rythme, la Côte d‘Ivoire pourrait rejoindre le groupe des pays à revenu intermédiaire d’ici une quinzaine d’années, à condition de promouvoir une économie plus inclusive et de maîtriser son urbanisation rapide.

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Une croissance peu inclusive

Pour durer sur le long terme, la croissance économique d’un pays doit être bien redistribuée. Or, même si les dernières données statistiques sur la pauvreté recueillies en 2015[1] montrent que le revenu national s’est accru de 80 % entre 2012 et 2015 et, que la Côte d’Ivoire enregistre pour la première fois depuis 40 ans une diminution de son taux de pauvreté, cette diminution reste faible, de 51 % à 46,3 %, avec le même nombre d’Ivoiriens pauvres qu’en 2008, soit environ 10,7 millions de personnes. En 2015, près de 46 % des Ivoiriens vivaient encore avec moins de 750 francs CFA par jour (environ 1,3 dollars).

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Les inégalités ne sont pas seulement économiques mais aussi géographiques. Les pauvres sont plus nombreux en zone rurale (56,8 %) qu’en milieu urbain (35,9 % dont 22,7 % à Abidjan), même si cet écart tend à diminuer au fil du temps avec un taux de pauvreté qui s’est réduit dans les campagnes (-5,7 %) entre 2008 et 2015 et, qui a augmenté dans les centres urbains (+6,4 %). Par ailleurs, le nord et le nord-ouest du pays sont plus pauvres (plus de 60 %) que le littoral et le sud-ouest (moins de 40 %).

Situation sociale

Le président Alassane Ouattara a placé l’année 2019 « sous le signe du social », avec pour objectif de rendre les services sociaux accessibles et abordables pour les plus vulnérables, de créer des milliers d’emplois pour les jeunes et de recruter plus de 10 000 enseignants aux cycles primaire et secondaire. Peu de temps après cette annonce, à la suite de l’échec des négociations entre le gouvernement et les syndicats, les enseignants de l’école publique ont entamé une grève fin janvier, qui s’est poursuivie jusqu’au début du mois de mars. D’autres fonctionnaires ont également menacé d’arrêter le travail et de mettre fin à une trêve sociale dont la conclusion avait dissipé une série de mouvements de grèves ayant paralysé l’administration et les services publics en 2017.

La dynamique de croissance rapide affichée par la Côte d’Ivoire n’a pas donné les résultats attendus sur le plan de l’inclusion et de la réduction du taux de pauvreté, qui reste élevé. Le pays se trouvait au 170e rang sur 189 pays dans le rapport 2018 du PNUD sur l’indice de développement humain. Entre 1985 et 2011, l’ampleur et l’intensité de la pauvreté ont augmenté fortement, avec un taux passant d’environ 10 % à 51 % de la population. Toutefois, selon la dernière enquête sur les niveaux de vie réalisée par les autorités, le redressement économique récent a permis de faire reculer la pauvreté à 46,3 %.

La Côte d’Ivoire devra réussir à redistribuer davantage les fruits de cette croissance aux populations les plus vulnérables et développer son capital humain afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail. En effet, la création de produits et les services modernes requièrent des compétences qui manquent encore à la main-d’œuvre locale. Le développement du capital humain ivoirien devra prendre en compte les femmes. Malgré des efforts récents, la Côte d’Ivoire demeure l’un des pays du monde où les inégalités entre les sexes sont les plus marquées.

Dernière mise à jour: 15 avr. 2019

banquemondiale.org

LES DONNÉES ÉCONOMIQUES ACTUALISÉES PAR LE GOUVERNEMENT

Une enquête statique dite Enquête harmonisée sur le niveau de vie des ménages (EHCVM) est en cours sur l’ensemble du pays. Celle qui concerne tous les pays de l’Uemoa. Elle est consécutive à la première phase qui a eu lieu dans le courant octobre à décembre 2018. L’enquête répond aux exigences des nouvelles normes communautaires de l’Uemoa.
Qui imposent à tous les États membres de l’Uemoa, l’uniformisation des critères d’appréciation du taux de pauvreté. Selon la dernière enquête réalisée en 2015, le taux de pauvreté en Côte d’Ivoire était de 46,3 %. Quant au seuil de Pauvreté, il se situait à 737 F CFA / Jour. Ce qui représente ce qu’un Ivoirien dépenserait par jour. Ce qui revient à 269 075 F CFA / An. La Banque mondiale et l’Uemoa, les deux principaux bailleurs attendent beaucoup du résultat de cette enquête. Ils en ont besoin pour s’assurer des retombées des investissements antérieurs sur les ménages.

Pauvreté: La Côte d’Ivoire actualise ses données



La dette Ivoirienne et la leçon de géopolitique par Mamadou koulibaly

LE MENSONGE DU PIB ET DE L’ENDETTEMENT EN CÔTE D’IVOIRE

Contrairement à ce qui se raconte, les performances macro économiques de la Côte d’Ivoire entre 2011 et 2018 ne sont pas exceptionnelles au regard du niveau d’endettement qui a dans le même temps été multiplié par 5.

Dans la figure ci jointe que je viens de faire rapidement sans trop de recherche vous verrez que le Kenya et l’Ethiopie sans avoir multiplié leur dette par 5 dans la même période font largement mieux que la Côte d’Ivoire. Mais mieux le Ghana, le Sénégal et même la Guinée sans avoir eux aussi multiplié leur dette par 5 arrivent à faire presque jeu égal avec la Côte d’Ivoire en terme de multiplication de leur PIB. En résumé nous pouvons dire que notre dette produit moins de richesses que la dette des autres pays car ils font mieux ou jeu égal avec nous avec moins de dettes.

Il faut donc que les gens arrêtent de vendre des choses bizarres aux ivoiriens car le Professeur Mamadou Koulibaly (LIDER – Liberté et Démocratie pour la République (CI) a raison et le tableau ci dessous le prouve. Bonne visualisation.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est PIB-pays-Afrique.jpg.

Jean André Ahipeaud Ahipeaud sur facebook

« Quand Ouattara arrivait au pouvoir, le stock de la dette qui était de 6.373,9 milliards fcfa a été réduit, par le programme Ppte, à 2.283,9 milliards fcfa en 2012, avec un produit intérieur brut (pib) courant de 13.804 milliards fcfa.

En fin 2018, cette dette est à 11.607,77 milliards fcfa et le pib à 23.899,78. milliards fcfa. Le taux de croissance annuel moyen du pib est de 9,7%, tandis qu’il est de 31,12% pour ce qui concerne la dette.

Ils endettent l’Etat pour mieux détourner et surfacturer. La dette roule plus vite que le pib. Au moment de rembourser, il faut alors de nouvelles dettes pour servir les anciennes. Un cercle vicieux. »

Source: Page Facebook de LIDER (Mamadou Koulibaly)

Avec un rapport de 6 milliards de dettes pour 1 milliard de PIB, la Côte D’Ivoire continuera de se bercer dans l’illusion d’une croisssance sans véritable décollage économique tant que la souveraineté économique n’est pas arrachée avec détermination.

Sélare AKYMANN

IVOIROIS.COM

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