Le changement climatique (ici, la réduction des précipitations), est, pour à peine 11%, responsable de l’assèchement du lac de la Loka.


Comme « l’Elephant » l’a écrit, suivant une enquête et en citant des rapports confidentiels datés de 2016, l’action humaine est pour 90% responsable du drame de Bouaké.


L’article 39 du code de l’eau interdit toute activité humaine sur le périmètre d’un point d’alimentation en eau.
A Bouaké, des préfets, depuis 2015-2016-2017, ont délivré des permis de réalisation de carrières de sable, 13 au total, sur le périmètre du barrage de la Loka.


Les mêmes autorités ont fermé les yeux sur l’activité de créateurs clandestins de carrières sur le même périmètre.
Conséquence, l’eau de ruissellement, seule source d’alimentation du barrage, reste emprisonnée dans les carrières.


Le gouvernement sait cela. Mais préfère mettre la faute sur Dieu. Tout en appelant Dieu à laisser tomber l’eau qui ne sert plus à rien pour ce barrage.


A Abidjan, la même situation se profile à l’horizon.

Comme l’Elephant l’a révélé, la Sodeci, entre 2013 et 2016, a abandonné dix forages, happés par l’urbanisation sauvage. L’État, à travers le ministère de la construction, viole le code de l’eau en délivrant des permis de construire sur des périmètres interdits en raison de la présence des forages.


Résultat, Abidjan, malgré les milliards investis, commence à manquer d’eau, dans de nombreux quartiers.
La mobilisation de la ressource en eau relève du pouvoir régalien de l’État, c’est un domaine réservé.

Selon Tiémoko Antoine Assalé

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