À LA UNE POLITIQUE — 09 avril 2019

Dans son interview dans Le Temps de ce lundi 8 avril 2019, Madame Agnès Monnet a, à jamais, clarifié et clos le débat.

Curieusement, sa réponse au journaliste quant au moment où AFFI devait faire sa Déclaration, semble encore offrir matière à débat à certains.

Voici pourtant sa réponse sans équivoque sur cette question :

«Même si les choses ne se posaient pas en termes de Déclaration préalable à faire par le camarade AFFI avant la rencontre avec le Président GBAGBO, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître qu’avec le facilitateur Ackah Emmanuel, tout avait été conclu. C’est pourquoi lorsque le camarade AFFI m’avait saisi de la situation au niveau de Paris, et de son embarras, en évoquant la mise en cause de sa dignité, une humiliation, je l’avais instamment exhorté à sublimer ce qu’il pensait être une humiliation… »,

■ Dans une telle réponse, on ne peut plus limpide, certaines personnes semblent y entrevoir encore une certaine obscurité, au point de vouloir quérir le secours du facilitateur, l’Ambassadeur Emmanuel ACKAH, en vue d’une lumière supplémentaire.

■ Pourtant, une analyse rigoureuse des déclarations de Madame Agnès Monnet, en tant que sachant, d’une part, et surtout, la couleur, d’autre part, de l’évolution des choses, devraient normalement affranchir d’une telle quête, à tous égards, surabondante, et pour cause :

■ Il n’est pas, en effet, contesté que le facilitateur Emmanuel ACKAH a été constitué par dame Agnès Monnet, en sorte que celle-ci a suivi, de bout en bout, toutes les tractations, et demeure, au surplus, dépositaire attitré de l’économie desdites tractations.

■ Dès lors, que sait le facilitateur, par Madame Agnès Monnet commis, que cette dernière ne sache dans les détails ?

■ En raison de sa position centrale dans cette affaire, le témoignage de Madame Agnès Monnet sur le fait que Monsieur AFFI était d’accord avec toutes les conditions à lui présentées pour rendre possible sa rencontre avec le Président Laurent GBAGBO, n’ôte-t-il pas tout intérêt à la question de quand AFFI devait rendre public ses engagements ?

■ N’était-ce pas parce que AFFI avait souscrit à toutes les conditions de sa rencontre avec le Président Laurent GBAGBO que le facilitateur s’était décidé à négocier un rendez-vous pour lui ?

■ Dès lors, une fois à Paris, peu n’importait-il pas le moment où AFFI devait rendre public ses engagements, ce, aux seules conditions de ses interlocuteurs auxquelles il avait souscrit en amont?

■ De ce point de vue, en quoi consisteraient «l’humiliation », le bafouement de sa précieuse «dignité», le «mépris»…etc, en demandant à AFFI de rendre public, à Paris, les engagements qu’il avait pris, à Abidjan, dans la perspective de cette rencontre ?

■ En tout état de cause, les auteurs d’un tel débat superfétatoire ne sont-ils pas en train de nous offrir la preuve éloquente qu’ils sont visiblement emportés par leurs propres émotions, en se refusant de percevoir le sens des graves propos de Monsieur AFFI du genre :
«Le Président Laurent GBAGBO n’est pas le Président du FPI. Ni aujourd’hui, ni demain, je l’accepterai. Où a-t-il élu ? À la Haye » ?

■ De tels graves propos, tenus par AFFI à Abidjan, lors de sa conférence de presse, le 23 mars 2019, ne traduisent-ils pas à suffire la perspicacité, la vigilance, la connaissance parfaite de AFFI par ses interlocuteurs qui ont ainsi pu, de justesse, déjouer son dangereux piège ?

■ Ou ceux qui sont encore en quête de vérité autour d’une déclaration à faire par Affi, «avant» ou «après» sa rencontre avec le Président Laurent GBAGBO, veulent-ils nous faire croire que c’est après l’échec de cette opération qu’il est subitement venu à l’esprit à AFFI N’guessan de croire que le Président Laurent GBAGBO «n’est pas le Président du FPI, parce que ne s’étant pas faire élire à la HAYE ? Est-ce cela ?

■ Avec ces graves propos de AFFI, n’est-il pas éloquent que la moindre périlleuse rencontre de GBAGBO, coincé en Belgique et «aphone», avec AFFI, aurait été un véritable pain béni pour ce dernier à l’effet de le vilipender davantage sur la place publique, dans des propos du type :

«À cette rencontre, GBAGBO m’a demandé de le reconnaître comme le Président du FPI. Je lui ai dit qu’en tant de fondateur du parti, il sait mieux que quiconque qu’on est lié par des textes. Dès lors, je le reconnais comme le Président légitime du parti mais pas son Président légal».

Ces phrases qui précèdent ne relèvent nullement d’une imagination, moins d’une fiction. En d’autres termes, ces phrases sont tirées de la Déclaration que AFFI avait accepté de faire à Paris, avant ou après, sa rencontre avec le Président Laurent.

Dès lors, élevons le niveau des débats sur Facebook, en les menant avec rigueur, surtout lorsqu’on sait tous ce que Affi a dit le 23 mars 2019 lors de sa conférence de presse.

Le gros piège de AFFI a été proprement déjoué, et s’est hermétiquement refermé sur lui.

C’est un simple constat qui ne mérite pas d’être occulté par autre chose.

From L’Activateur Tchedjougou OUATTARA

INTERVIEW DE MADAME AGNÈS MONNET APRÈS SA DÉMISSION DU CLAN AFFI

Toute la vérité sur la #Rencontre avortée

AGNES MONNET DANS UNE INTERVIEW CRACHE SES VERITES , DEMONTRE LE MENSOGNE ET LA PERFIDIE D’AFFI N’GUESSAN.

Est-ce vous qui avez pris contact le dimanche 03 mars 2019 avec l’ambassadeur ACKAH Emmanuel ?

Oui, c’est effectivement moi qui avait pris contact avec , l’Ambassadeur ACKAH Emmanuel , pour servir de facilitateur entre le president Laurent Gbagbo et le camarade AFFI N’Guessan en vue de l’unité au FPI . Il est important d’indiquer que le choix de l’Ambassadeur n’était pas fortuit . Par le passé , il s’était vainement investi dans cette mission de rapprochement .

QU’EST CE QUI A ETE EXACTEMENT DECIDE AVANT QU’AFFI NE PUISSE RENCONTRER LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO ?

Apres avoir donc choisi l’Ambassadeur ACKAH comme facilitateur , je m’etais entretenue avec le camarade Affi N’guessan , pour lui proposer de tout mettre en œuvre , pour rencontrer le President Laurent Gbagbo afin de realiser l’unité autour de lui , etant desormais acquitté et libre . C’est sur cette base que le camarade Affi N’guessan avait , par la suite , rencontré l’Ambassadeur Ackah pour preciser l’objet de sa visite qui se declinait en 3 point

  • Demander pardon au President Laurent Gbagbo
  • Se mettre à sa disposition
  • Recevoir ses instructions , en d’autres termes , lui remettre le parti .

EST-CE QUE MONSIEUR AFFI N’GUESSAN DEVAIT FAIRE UNE DECLARATION AVANT LA RENCONTRE AVEC LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO ?

Merci pour cette question pertinente et importante qui me conduira à restituer le contexte des choses . En effet, au depart d’abidjan , meme si les ne se posaient pas en termes de declaration préalable à faire par le camarade Affi avant la rencontre avec le President laurent Gbagbo, il faut avoir l’honneteté de reconnaitre qu’avec le facilitateur ACKAH Emmanuel , tout avait été conclu . C’est pourquoi lorsque le camarade Affi m’avait saisi de la situation au niveau de paris , et de son embarras , en evoquant notamment la mise en cause de sa dignité , une humiliation , apres reflexion , et vu l’enjeu de la rencontre , je l’avais instamment exhorté à sublimer ce qu’il pensait etre une « humilitation », en precisant le contexte de ladite declaration . Subsequemment , et pour etre plus concrete, je lui avais aussitôt adressé un message , pour servir de matiere , de trame à la declaration dont il me parlait . Je detiens encore sur moi ce message . En voici la teneur : « Le President Laurent gbagbo est le President Fondateur du Fpi . Il a été Le president statutaire jusqu’à son accession au pouvoir d’Etat . Aujourdhui , le President du Fpi , je viens donc lui remettre le parti . En consequence , je lance un appel solennel à tous les militants et sympathisants du Fpi , pour se rassembler autour du ¨President Laurent Gbagbo pour le triomphe du Fpi ». Fin de citation .
Donc, au depart d’abidjan , il faut dire tout net que meme si une declaration n’était pas prevenue , le camarade Affi ,’était pas moins d’accord avec tout ce qui lui a été demandé au niveau de Paris . Car , le facilitateur ACKAH avait tout mis sur la table dans les discussion à Abidjan . C’est pourquoi lorsque le camarade Affi m’avait donné l’information de ce qu’on lui avait demandé au niveau de Paris , je n’y avais rien trouvé d’anormal . je voudrais , pour terminer avec votre question , dire qu’a mon niveau , je ne voyais aucun obstacle à la faisabilité d’une telle déclaration d’autant qu’a son départ , a l’aéroport d’Abidjan , le camarade Affi a informé la délégation qui l’accompagnait « qu »il va rencontrer le Président Laurent Gbagbo pour lui remettre le parti . Car , le lui refuser ne serait pas compris »(…)

Pourquoi il ne l’a pas fait ?

Mais ; je ne saurais imaginer ses motivations à sa place.

Qu’est ce qui explique l’echec de cette rencontre ?

Mais, comme vous le voyez , je ne saurais savoir ce qui a du se passer plus exactement au niveau de Paris où je n’étais pas avec le camarade Affi . cependant je puis dire que tout avait déjà été bouclé ici à Abidjan , pour éviter une telle issue.

#REZOPANACOM3

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