À LA UNE POLITIQUE — 08 juillet 2019

Le Secrétaire Général du FPI, le Docteur Assoa ADOU a été l’invité de la 8ème édition du fauteuil blanc du quotidien le nouveau réveil ce jeudi 4 Juillet 2019 au siège dudit organe de presse.

C’est un Secrétaire Général sans langue de bois qui s’est prêté aux jeux des questions des journalistes des presses nationales et internationales.

En effet, c’est autour du thème «  8 ans après le 11 avril 2011, quel FPI aux échéances électorales de 2020 ? » et de cinq (5) principaux sous-thèmes (Le FPI et la division interne, le FPI et la réconciliation nationale, le retour du Président Laurent GBAGBO et de Blé GOUDE en Côte d’Ivoire, le FPI et la plateforme du président Bédié, le combat pour la réforme de la CEI et les CNI) que les échanges franches et directes ce sont déroulées.

Les interventions tenant à la vie du parti socialiste à la rose, à la vie de la nation et à la plateforme ont été le choux gras de cette rencontre qui a vu la présence de plusieurs sommités du paysage politique Ivoirien, tels que Anaky KOBENAN du MFA et de Armand OUEGNIN de la plateforme EDS dont est membre le Front Populaire Ivoirien.

Le Secrétaire Général du FPI félicitant le nouveau Réveil d’une telle initiative a souhaité que les cadres d’expression organisés par les organes de presse soient de mise en Côte d’Ivoire avant de remercier le Président Laurent GBAGBO qui a bien voulu que le FPI intervienne à la 8ème édition du fauteuil blanc. Abordant sereinement les préoccupations des journalistes présents, Assoa ADOU leur a apporté plus de lumières dans ses réponses fortement illustrées de faits historico-culturelles tirés des traditions africaines et de citations politiques de certains grands leaders politiques du monde comme les présidents Henri Konan BEDIE et Laurent GBAGBO.

LA DÉLÉGATION DU FPI ET D’EDS

En fait, Assoa ADOU a réaffirmé la volonté de son parti à œuvrer pour la paix et la réconciliation véritable entre les Ivoiriens qui malheureusement se haïssent depuis l’accession de OUATTARA au pouvoir d’Etat.

De plus, se voulant sans équivoque, il a décrié la nouvelle monture de la CEI dominé en réalité par le RDR. La CEI est aux yeux du Front Populaire Ivoirien non représentative, non consensuelle et non inclusive, elle ne peut organiser des élections justes et transparentes. En clair, la CEI est déséquilibrée et les forces démocratiques comme le FPI n’entendent pas tolérer un forcing du régime pour se maintenir au pouvoir.

Par ailleurs, pour le FPI selon Assoa ADOU, le coût des nouvelles CNI imposé aux ivoiriens est hors de bourse pour une population déjà dévastée par la pauvreté et qui se meurt du fait de la politique asociale du pouvoir d’Abidjan. Aussi, a-t-il réaffirmé la position de son parti qui exige que la date d’expiration des anciennes CNI soit fixée après les élections de 2020 et non en Juin 2020 comme l’entend le gouvernement ivoirien et ce,  afin de permettre aux ivoiriens dans leur grand ensemble de participer aux élections devant reconduire le Front Populaire Ivoirien au pouvoir d’Etat.  

Répondant aux préoccupations des journalistes relativement à la crise interne qui secoue le FPI, plus particulièrement  la question AFFI N’guessan, Assoa ADOU, est revenu sur la genèse de la crise qui est née de la volonté d’AFFI N’guessan de rejeter la ligne traditionnelle du parti qui selon lui est dépassée, caduque et archaïque, de vomir le Président Laurent GBAGBO parce qu’il ne reviendrait plus jamais et en foulant par dessus tout, les décisions du comité centrale du Front Populaire Ivoirien. « AFFI a été suspendu par le congrès de Mama et ce n’est qu’un individu (AFFI) qui est parti» dixit Assoa ADOU ce Jeudi 4 Juillet avant d’affirmer que le FPI se porte bien et a retrouvé son dynamisme d’antan grâce à certains camarades résistants  conduits par Miaka OURETTO en 2011, de plus, le parti a renouvelé ses structures de bases à la suite du congrès de Moossou et que tous ses organes fonctionnent véritablement et sont en ordre de bataille pour 2020, étant entendu que le FPI aura son candidat .

Evoquant la question relative à la plateforme non idéologique de BEDIE, Assoa ADOU s’est montré très clair en précisant que le FPI est déjà dans une plateforme avec l’EDS mais reste ouvert à tous les partis politiques comme le PDCI-RDA qui prônent la paix, la réconciliation et le rassemblement des Ivoiriens dans une lutte commune pour sauver la Côte d’Ivoire car, en vérité c’est le FPI qui depuis 2011 avec feu Miaka OURETTO qui a demandé au gouvernement d’ouvrir le dialogue avec le FPI et l’opposition afin de donner une chance à la paix et à la réconciliation en Côte d’Ivoire.

L’opposition ivoirienne se coalise et entend activement donner de la voix. Le FPI gagnerait-il à entretenir le doute quant à son adhésion à la plateforme non idéologique de BEDIE ?

Le FPI à lui seul réussira t-il à faire sonner le cor de la résistance et à faire barrage à la tentative du hold-up électoral enclenchée par la machine RHDP ?

Correspondants

Adingra OSSEI et ABOSSIA de Ferke

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