À LA UNE POLITIQUE SOCIÉTÉ — 25 août 2017
Mais, le saviez-vous? Côté électrification, de 2000 a 2009, ce sont 890 nouvelles localités qui ont été rajoutées au réseau. Jusqu’alors, la moyenne annuelle était de 34 localités par an (entre 1960 à 1990), puis on est passé entre 2000 et 2009, à une moyenne de 99 localités électrifiées par an. En 2009, on a observé 479 localités en cours d’électrification.

Et tout cela, malgré la guerre, malgré la partition de la Côte D’Ivoire, sans augmentation des factures, alors que la partie au mains des rebelles en était exonérée !

Or, depuis la venue au pouvoir du faiseur de miracles, de celui qui fait pleuvoir les billets de banques, on a constaté pas moins de 6 augmentations drastiques du montant des factures. Et d’ailleurs, si tous les ivoiriens sont égaux devant la loi, ils ne le sont pas devant ce bout de papier : certains ne payent pas, d’autres payent moins, et le petit peuple paye plein pot! Il y en a même qui ont reçu deux factures en un mois !

Et cerise sur le gâteau : l’électrification du pays n’a pas progressé, malgré les promesses. Bien plus, il y a même des villages qui avaient l’électricité et qui ne l’ont plus: la rébellion passant par là, ils se sont vus confisquer leurs infrastructures !

Mais silence, Ado demeure le sauveur le la CIV, il aurait même dépassé ses prédécesseurs, au point qu’un troisième mandat du dieu émergent permettrait à la Côte d’Ivoire de dévoiler son identité profonde. Grâce à Magellan, on a enfin découvert l’emplacement du pays de Cocagne !

C’est un axiome, cela ne se démontre pas, cela se vit au quotidien dans la peur et le dénuement ! Et pourtant, alors que tous ces politiciens en herbe affichent leur foi musulmane ou chrétienne, il n’est pas question pour eux de servir, de se mettre au service des leurs populations, sans travail, déscolarisées, sans possibilité de se soigner. Il n’est pas question pour ceux qui se remplissent la panse, usent et abusent de cet électricité qui n’est pas encore à disposition de tous, de rendre le tablier pour incompétence. Eh oui, même quand on ne fait rien, quand on ne sait rien faire, midi sonne à la même heure, et il faut bien manger, peu importe si c’est manger « à la place de »…

Toute la com, tous les jeux de la Francophonie, toutes les lumières de Noël, tous les artifices, tous les effets de manche, tous les voyages, toutes les colloques ne pourront faire oublier aux ivoiriens, que Gbagbo demeure le bâtisseur silencieux, celui qui a voulu servir son peuple et non le plumer.

Shlomit Abel brodant sur le post de Boubakar Camara

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